EVOLIA-lancement

Compétences IA au coeur de nos équipes

Lancement d’ÉVOLIA : notre projet collectif sur l’IA responsable!

ÉVOLIA est un projet structurant conçu pour accompagner nos organismes membres dans le renforcement de leurs compétences numériques et dans l’intégration réfléchie de l’intelligence artificielle (IA) à leurs pratiques professionnelles.

Développé en collaboration avec le CRIM (Centre de recherche informatique de Montréal), un acteur de référence en IA appliquée et en innovation responsable, le projet mise sur une approche ancrée dans les réalités du terrain.

L’objectif est de soutenir concrètement l’ensemble des équipes des organismes (directions, conseiller.e.s, intervenant.e.s, personnel administratif) afin de :

  • Démystifier l’IA, renforcer la littératie numérique et mieux comprendre les impacts de l’IA dans nos milieux
  • S’outiller et expérimenter des solutions concrètes, adaptées à nos contextes
  • Développer des pratiques responsables, éthiques et durables.

Une démarche collaborative et itérative

Le projet se déploie en plusieurs étapes complémentaires, conçues pour répondre précisément aux besoins de chaque organisme membre.

  1. Analyse des besoins 
    Identification, compréhension et diagnostic des besoins réels des organismes. Point de départ indispensable pour ancrer le projet dans la réalité du réseau.
  2. Idéation et co-construction 
    Sur la base des résultats de l’analyse, l’équipe du CRIM construira une offre de formation sur mesure : concrète, accessible et directement applicable.
  3. Ateliers, transfert de connaissances et mentorat 
    Les activités de formation prendront des formes variées selon les besoins identifiés : sessions de formation, expérimentations d’outils IA en milieu de travail, accompagnement individuel ou collectif.
  4. Création d’outils pédagogiques 
    Un guide de bonnes pratiques, transférable à l’ensemble du réseau, sera produit pour pérenniser les apprentissages et favoriser un déploiement à plus grande échelle.

ÉVOLIA s’inscrit dans notre démarche plus large d’accompagnement vers une transformation numérique responsable, une vision que nous avons commencé à construire ensemble lors de notre dernier colloque, et qui a donné naissance à notre livre blanc « Accompagner avec humanité à l’ère de l’intelligence artificielle ».

Le projet « Compétences IA au cœur de nos équipes », aussi appelé ÉVOLIA, est développé en collaboration avec le Centre de recherche informatique de Montréal (CRIM), grâce à la participation financière du gouvernement du Québec, selon les orientations de la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT).

Budget 2026-2027 – Analyse du RSSMO

 

Budget 2026-2027 : des choix qui affaiblissent les leviers d’accès à l’emploi

MONTRÉAL, le 19 mars 2026 – Le Réseau des services spécialisés de main-d’œuvre (RSSMO) exprime sa vive inquiétude à la suite du dépôt du budget 2026-2027 par le ministre des Finances, M. Éric Girard, dans un contexte économique et social incertain.

Des décisions préoccupantes

Alors que les besoins en accompagnement des personnes éloignées du marché du travail demeurent élevés, le budget prévoit une baisse significative des investissements en matière d’emploi, notamment une diminution de 8,8 % des ressources consacrées aux mesures actives d’emploi.

« Ces choix budgétaires laissent de côté des services essentiels pour les personnes les plus vulnérables, comme l’accompagnement vers l’emploi, alors que les besoins n’ont jamais été aussi criants », déclare Nisrin Al Yahya, directrice générale du RSSMO.

De son côté, le ministre des Finances affirme vouloir maintenir l’équilibre budgétaire et soutenir les Québécoises et Québécois face aux incertitudes économiques.

Pourtant, cette orientation se traduit par un recul des leviers permettant un retour durable en emploi, au moment même où les besoins d’accompagnement augmentent.

Un contexte critique pour l’employabilité

Tandis que les pressions sur le marché du travail s’intensifient entre pénurie de main-d’œuvre, transformations technologiques rapides et instabilité économique mondiale, les services d’accompagnement à l’emploi demeurent sous-financés.

Faire fi de cette réalité, c’est risquer de priver le Québec de compétences pourtant essentielles, creuser les inégalités d’accès au marché du travail et accroître la dépendance aux programmes de soutien du revenu. Cela revient également à alourdir le quotidien de personnes déjà fragilisées par la hausse du coût de la vie.

Par ailleurs, bien que le Fonds de développement du marché du travail (FDMT) demeure un levier important, les compressions observées dans les crédits qui y sont associés soulèvent des inquiétudes quant à la capacité réelle de répondre aux besoins sur le terrain.

Une pression accrue sur les organismes

Dans ce contexte, les organismes spécialisés en employabilité se retrouvent à devoir faire plus avec moins. La stagnation, voire la diminution de certains financements, combinée à une demande croissante, fragilise leur capacité à offrir des services adaptés, accessibles et de qualité.

Appel à l’action

Le RSSMO exhorte le gouvernement à :

  • Rehausser les investissements en mesures actives d’emploi;
  • Reconnaître pleinement le rôle stratégique des organismes spécialisés en employabilité;
  • Assurer un financement stable, prévisible et adéquat pour répondre aux besoins croissants.

« Investir en employabilité, c’est investir dans une société plus inclusive, plus productive et plus résiliente. L’heure d’agir n’est pas encore passée », conclut Nisrin Al Yahya.

Lire l’analyse complète du budget faite par le RSSMO

ERIA-lancement

Intelligence artificielle : le RSSMO lance les activités du projet ÈRIA visant à développer les compétences de deux secteurs clés

Montréal, [03/03/2026] – Le Réseau des services spécialisés de main-d’œuvre (RSSMO) annonce le lancement des premiers ateliers offerts dans le cadre du projet ÈRIA, projet visant à développer les compétences en intelligence artificielle (IA) des travailleuses et travailleurs des secteurs de l’aérospatiale et de la construction de la région de Montréal.

Les premières séances seront offertes dès le mois de mars en collaboration avec le Comité sectoriel de main-d’œuvre en aérospatiale au Québec (CAMAQ) et la Commission de la construction du Québec (CCQ).

Le projet vise à outiller les entreprises et les travailleuses et travailleurs de ces deux secteurs afin de faciliter une adoption responsable et inclusive de l’intelligence artificielle. Il est rendu possible grâce à un financement de 295 521,50 $ du gouvernement du Québec, à travers un appel de projets du Conseil emploi métropole (CEM).

« Notre gouvernement, par l’entremise du Conseil emploi métropole, soutient le déploiement, l’adaptation et l’intégration responsables de l’intelligence artificielle au sein du marché du travail. Ce projet est très pertinent, puisqu’il permettra de renforcer les connaissances de base en littératie numérique et en intelligence artificielle, en plus de favoriser le développement d’un outil visant à diagnostiquer les compétences et les aptitudes requises pour la main-d’œuvre métropolitaine. Il s’agit là d’une occasion à saisir pour accroître la productivité de nos entreprises », précise Pascale Déry, ministre de l’Emploi et ministre responsable de la région de Lanaudière.

Un projet structurant pour l’avenir du marché du travail

À travers une série d’ateliers-conférences, d’outils de diagnostic, de ressources en littératie numérique et de formations spécialisées en IA, l’initiative permettra :

  • de renforcer la compréhension des concepts clés et des opportunités liés à l’IA;
  • de former plus de 200 travailleuses et travailleurs et gestionnaires à Montréal;
  • de soutenir les entreprises dans l’adoption responsable de l’IA;
  • de créer des outils transposables à d’autres secteurs économiques.

« L’intégration de l’intelligence artificielle est une opportunité incontournable pour améliorer l’employabilité et la compétitivité des entreprises. Avec ce projet, nous voulons démocratiser l’accès à l’IA, outiller les secteurs moins avancés et placer l’humain au cœur de la transformation numérique », souligne Nisrin Al Yahya, directrice générale du RSSMO.

Des partenaires clés pour une expertise partagée

Le projet repose sur l’expertise en intelligence numérique du Collège de Bois-de-Boulogne et du centre collégial de transfert de technologie en intelligence artificielle (CCTT) JACOBB, ainsi que sur l’approche inclusive de l’Institut de recherche sur l’immigration et sur les pratiques interculturelles et inclusives (IRIPII) du Collège de Maisonneuve.

« Je suis fière de voir l’expertise du Collège de Bois-de-Boulogne mise au profit du projet ÈRIA. En misant sur l’intelligence artificielle et le développement des compétences, nous outillons les talents de demain pour répondre aux besoins concrets de l’industrie, tout en favorisant l’innovation locale », déclare Pascale Sirard, directrice générale du Collège de Bois-de-Boulogne

Selon Habib El-Hage, directeur de l’IRIPII : « Pour que l’intelligence artificielle devienne un levier réel d’inclusion et d’innovation, il est essentiel de développer des compétences qui permettent de l’utiliser de façon éclairée, éthique et adaptée aux réalités du terrain ».

Plusieurs acteurs du marché du travail, notamment ceux des secteurs visés par le projet, incluant le CAMAQ et la CCQ, appuient l’initiative et participeront à sa diffusion auprès des entreprises.

Une retombée durable

Au-delà des secteurs ciblés, les résultats du projet contribueront à accroître la littératie numérique, favoriser l’adoption responsable de l’IA et renforcer l’employabilité de la main-d’œuvre montréalaise dans un contexte de transformation accélérée.

À propos du projet ÈRIA

Le projet « Développement de compétences IA pour les travailleurs des secteurs en mutation dans la région de Montréal », baptisé ÈRIA (s’engager à l’ère de l’IA), est porté et développé par le Réseau des services spécialisés de main-d’œuvre (RSSMO), en collaboration avec le Collège de Bois-de-Boulogne, le centre collégial de transfert de technologie en intelligence artificielle (CCTT) JACOBB, et l’Institut de recherche sur l’immigration et sur les pratiques interculturelles et inclusives (IRIPII) du Collège de Maisonneuve, grâce à la participation financière du gouvernement du Québec, selon les orientations du Conseil emploi métropole (CEM).

Cliquez ici pour connaître les dates et s’inscrire aux ateliers offerts dans le secteur de l’aérospatiale 

Cliquez ici pour connaître les dates et s’inscrire aux ateliers offerts dans le secteur de la construction

Posture du RSSMO : productivité

 

Posture du RSSMO sur la productivité : pour une performance économique durable et inclusive

Le RSSMO considère la productivité non pas comme une simple mesure de rendement, mais comme la capacité d’un territoire à mobiliser pleinement son potentiel humain pour créer de la valeur durable. Dans un contexte de transitions économiques rapides, la performance du Québec dépend de son aptitude à conjuguer efficience économique et inclusion sociale. Les organismes du RSSMO en sont les catalyseurs, ils transforment les obstacles à l’emploi en leviers de croissance, en donnant à chacun les moyens de contribuer à la prospérité collective.

  1. Contribuer à la productivité du Québec par une meilleure inclusion de tous les talents

La productivité, au sens économique, repose sur la capacité d’un territoire à mobiliser pleinement son capital humain. Dans un contexte de rareté de main-d’œuvre et de transformations rapides du marché du travail, chaque personne doit pouvoir contribuer selon son potentiel.

C’est précisément la mission des organismes membres du RSSMO : transformer des parcours fragiles en forces économiques durables.

Autrement dit : sans inclusion, il n’y a pas de productivité durable.

Les organismes spécialisés jouent un rôle clé dans la conversion du potentiel humain en valeur économique, en réduisant les freins à l’emploi, en stabilisant les parcours et en soutenant la rétention en emploi.

  1. Un maillon stratégique du développement économique

Les organismes du RSSMO ne sont pas des prestataires périphériques, mais des partenaires stratégiques du développement économique régional.

  • Ils assurent la liaison entre la politique d’emploi, les besoins du marché du travail et la réalité des personnes.
  • Ils améliorent la productivité des entreprises en réduisant les coûts liés au roulement, à la formation et à l’adaptation en emploi.
  • Ils soutiennent la compétitivité du Québec en requalifiant les travailleurs et en accompagnant la main-d’œuvre vers des secteurs porteurs.

Nous croyons que renforcer l’autonomie et la capacité d’innovation des organismes, c’est investir directement dans la productivité globale du Québec.

  1. Réconcilier performance économique et performance sociale

Le RSSMO propose d’élargir la notion de productivité pour qu’elle intègre la valeur sociale des résultats :

  • stabilité et maintien en emploi des travailleurs ;
  • développement des compétences de base et numériques ;
  • réduction de la dépendance à l’aide publique ;
  • contribution à la cohésion et à l’équité territoriale.

Ces résultats ont un impact économique mesurable : moins de décrochage, plus de stabilité, une meilleure adaptation des entreprises, et un usage plus efficient des fonds publics.

Une approche d’évaluation mixte – quantitative et qualitative permettrait de mieux refléter la contribution réelle des organismes à la performance collective.

  1. Redonner aux organismes la latitude nécessaire à l’innovation et à l’efficience

L’efficacité des organismes est actuellement freinée par un niveau de contrôle administratif trop élevé et par une marge de manœuvre limitée dans la gestion des programmes. Or, une structure trop rigide ralentit l’innovation, alourdit les processus et diminue la productivité du système d’emploi dans son ensemble.

Le RSSMO plaide pour :

  • une souplesse accrue dans l’attribution et la gestion des ententes ;
  • la reconnaissance de la diversité des clientèles et des missions ;
  • une indexation réelle du financement permettant de maintenir des équipes qualifiées.

Un organisme outillé, reconnu et autonome est un acteur productif au service du Québec.

  1. Investir dans le maintien et la formation continue : un rendement garanti

Le maintien en emploi et la mise à niveau des compétences sont des leviers directs de productivité économique. Le RSSMO encourage la mise en place de programmes intégrés reliant formation, accompagnement et maintien, afin de :

  • réduire le roulement et les coûts de recrutement ;
  • renforcer les compétences de base et numériques ;
  • soutenir les transitions professionnelles liées à l’automatisation et à l’IA.

Former et accompagner les personnes à la limite du marché du travail coûte moins cher que gérer leur exclusion.

  1. Faire de la productivité un projet collectif

La productivité du Québec repose sur un écosystème interconnecté où les acteurs publics, économiques et communautaires doivent agir en complémentarité plutôt qu’en silo. Le RSSMO appelle à un véritable partenariat stratégique avec le MESS et les entreprises, pour :

  • co-développer des parcours plus efficaces ;
  • identifier des indicateurs communs de performance ;
  • et assurer une gouvernance partagée des résultats.
  1. Messages politiques clés

  • La productivité économique du Québec dépend de l’inclusion sociale et professionnelle de tous les talents.
  • Les organismes spécialisés en employabilité sont un investissement, pas une dépense.
  • Donner de la latitude aux organismes, c’est accroître la productivité du système public d’emploi.
  • L’efficacité durable passe par la concertation, la flexibilité et la reconnaissance de l’expertise terrain.
  • Le RSSMO souhaite être un partenaire actif du MESS pour bâtir une approche de productivité humaine, innovante et rentable pour le Québec.